Filière agro-industrielle

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Généralités
Un avenir vert

Tous les spécialistes s’accordent sur les très fortes capacités du Mali dans le secteur de la production agricole, qui représentait 35,7 % du PIB du pays en 2008. En tout, le pays possède plus de 43 millions d’hectares propices à l’élevage et à l’agriculture (35 % du territoire), dont seuls 3,5 millions sont cultivés, soit moins de 8% des terres disponibles, parmi lesquelles à peine plus de 300 000 ha bénéficient d’autres  ressources en eau que la pluie. On se doit également de souligner le contexte en pleine modernisation du matériel agricole. Si les outils à traction animale restent prédominants, la mécanisation du secteur agricole est de plus en plus probante depuis les dix dernières années, particulièrement dans la grande (tracteurs) et la petite motorisation (motoculteurs, motopompes, batteuses, décortiqueuses, etc). Le parc actuel des tracteurs, relativement récent, place le Mali en deuxième position après le Nigéria.

Les terres disponibles particulièrement propres à l’Agriculture et à l’Élevage occupent près de 46 millions d’hectares. 3,5 millions d’hectares sont mis en valeur sur un total d’environ 12 millions d’hectares cultivables. Le Mali a un potentiel irrigable de plus de 2 millions d’hectares, dont plus de la moitié, par gravitation. L’Office du Niger dispose, à lui tout seul, d’un potentiel irrigable de près d’un million d’hectares.

Le Delta central du Niger couvre quant à lui, près de 4 millions d’hectares. Le fleuve Sénégal offre également, avec ses affluents, d’importantes possibilités d’aménagements agropastoraux dans la région de Kayes.

Il existe de réelles possibilités d’accroissement de la production irriguée de riz et d’augmentation des exportations sur les marchés limitrophes et au-delà.
Le maïs pourrait également constituer un important intrant dans la fabrication de l’aliment pour bétail pour le cheptel malien et pour l’exportation.

Par ailleurs, de récentes études ont permis de confirmer l’avantage comparatif du Mali dans la culture des oléagineux et des fruits et légumes et les opportunités d’investissement dans ces filières.

 

Potentiel hydrique
Les ressources en eau de surface sont très importantes. Elles sont principalement constituées par le fleuve Niger (1 780 km au Mali sur 4200 km), par le fleuve Sénégal (669 km au Mali sur un total de 1 800 km) et par leurs principaux affluents (le Bani, le Bafing…).
Le fleuve Niger a un potentiel d’écoulement de  46 milliards de m³ par an à Koulikoro (contre 84 milliards pour le Nil), et le fleuve Sénégal de 10 milliards de m³ par an à Kayes. On estime le potentiel annuel en eau de surface pérenne à 56 milliards de m³ et à 66 milliards de m³ celui en eaux souterraines renouvelables.
Mais, de cette véritable manne hydrique, seuls  105 millions de m³ sont exploités.  les principaux ouvrages de régulation et périmètres irrigués existants :

  • Le barrage de Manantali sur le Bafing. Avec  une capacité d’environ 11, 27 km³, il garantit dans le cadre du programme sous-régional de l’Organisation pour la Mise en  Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) un débit minimum de 300 m³/s, dont 45 m³/s sont réservés à l’agriculture malienne.
  • Le barrage de Sélingué sur le Sankarani (affluent du fleuve Niger), qui possède une capacité de retenue de 2,17 km³. L’aménagement d’environ 1 700 ha de périmètres irrigués est géré par l’Office de Développement Rural de Sélingué (ODRS).
  • Le barrage de Markala sur le Niger, avec une capacité de retenue d’environ 0,18 km³, relève le niveau du fleuve et permet  l’alimentation des canaux de l’Office du Niger (ON) par dérivation.
  • Le barrage de Sotuba sur le Niger alimente le canal de Baguineda, qui irrigue environ 3 000  ha de périmètres aménagés et gérés  par l’Office du Périmètre Irrigué de Baguinéda (OPIB).
  •  Le seuil de Talo sur le Bani, principal affluent du Niger, doit permettre la mise en valeur d’environ 24 000 ha de polyculture dans  la Région de Ségou (cercles de Bla et San).
  • Plusieurs périmètres irrigués, de moindre importance, ont été aménagés à San, Ansongo,  Gao, Mopti, Tombouctou, Kayes.

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