Éducation

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Le système éducatif malien, dont les objectifs ont été définis sous la présidence de Modibo Keïta, connaît une profonde évolution ces quinze dernières années avec l’augmentation de la scolarisation des enfants. Le taux brut de scolarisation1 en 2001/2002 était de 64 % (75 % pour les garçons, 54 % pour les filles).

Il y’a plus d’une quinzaine d’années que l’école malienne est au centre des préoccupations à des grèves incessantes, tantôt les élèves et les étudiants, tantôt les enseignants. Pourtant, à peu près un tiers du budget national est consacré à l’éducation.

La Mali est un des pays les plus pauvres du continent africain et le pays du monde avec le taux d’alphabétisation le plus faible. Il existe très peu d’infrastructures pour accueillir les élèves. Seulement 3 % des enfants âgés de 3 à 6 ans vont à la maternelle.

Au jardin d’enfants

Au Mali, les enfants peuvent commencer l’école dès l’âge de 3 ans. Ils ne vont pas en maternelle, comme en France, mais au jardin d’enfants, jusqu’à 6 ans.

Le rapport mondial de suivi sur l’éducation pour tous 2010 de l’Unesco indique que le nombre des enfants en pré-primaire est passé de 21 000 à 55 000 entre 1999 et 2007. Cette évolution est encourageante, mais ce taux demeure très faible puisqu’il ne représente que 3 % des enfants âgés de 3 à 6 ans.

Une école obligatoire à partir de 7 ans, mais pas d’infrastructures

L’école est obligatoire à partir de 7 ans et jusqu’à 15 ans. Depuis 2000, l’État malien s’est doté d’un programme pour l’éducation ayant pour objectif d’atteindre un taux de scolarisation de 95 % à la fin de l’année 2010. Malgré tout, il existe toujours aussi peu d’infrastructures pour accueillir les élèves.

Le système éducatif malien a enregistré des avancées significatives au cours des 10 dernières années, malgré les mouvements de grève observés par les syndicats d’enseignants et des étudiants. Cependant, il reste entendu que l’Etat doit davantage s’investir pour obtenir un enseignement de qualité.

Bien que la qualité de l’éducation se soit améliorée, celui-ci n’a pas atteint ses objectifs et de graves disparités régionales et du genre demeurent. Les inscriptions dans l’enseignement secondaire ont annuellement augmenté d’environ 14 % tandis que le taux de scolarisation global a augmenté de 10 à 15 % entre 2005 et 2009, en grande partie grâce à la politique gouvernementale consistant à accorder des subventions à des écoles du secteur privé.

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